Histoire
Cœur palpitant des crus du Beaujolais, les Vignobles Victoire d’Affaux constituent un écosystème unique porté depuis 350 ans par une même famille aux anciennes origines provençales, lyonnaises, auvergnates et charolaises.
Alimenté affectivement et spirituellement par ce terroir et ses racines, garant de cet écosystème, Gauthier Rebillard d’Affaux représente la 14ème génération de cette famille : il incarne aujourd’hui la relève et l’esprit de ces lieux qui l’ont vu naître et grandir. Plongez dans la longue histoire des Vignobles Victoire d’Affaux, source de courage et de détermination.
1691
Le provençal Gaspard Jourdan, trésorier de France à Aix en Provence, devient procureur général et conseiller honoraire à la cour des Monnaies de Lyon. Il achète le fief de Saint-Lager au pied du Mont-Brouilly en Beaujolais, mis en adjudication depuis le 5 novembre 1683 suite à la saisie d’Antoine de Chardonnay de Laye.
1694
Le 29 octobre 1694, Gaspard Jourdan, nouveau baron de Saint-Lager, Cercié et autres lieux, convoque Jean-Baptiste Merille, marchand et entrepreneur de bâtiments à Montmerle-sur-Saône, pour la restauration du château de Saint-Lager et des fermes du domaine viticole.
1707
Par son testament du 31 janvier 1707, Gaspard Jourdan de Saint-Lager institue comme héritier universel son petit-fils Jean-Gaspard et lui substitue, à défaut d’autres héritiers mâles, les filles de sa descendance. Sage précaution, car les vignobles et le titre de baron se transmettront désormais pendant 300 ans par les femmes. Les domaines de Saint Lager sont exploités par des fermiers en vigneronnage.
1748
Confirmée par jugement de 1748, la petite-fille de Gaspard, Marie-Anne Jourdan de Saint Lager, devient dame-baronne et transmet le titre à son époux Jean Aymé Berthelon de Brosses, procureur général au Parlement de Dombes.
1782
A la génération suivante, l’arrière-petite-fille de Gaspard, Marie-Anne Berthelon de Brosses, confirmée par jugement de 1782, devient dame-baronne et transmet à son tour le titre à son époux, Robert René d’Affaux de Glattas, officier du régiment du Lyonnais, Commissaire aux revues des troupes, puis Inspecteur des Haras du Lyonnais.
1790
Suzanne dite Victoire d’Affaux de Glattas épouse à Lyon le 28 septembre 1790 le capitaine Ovide Denis de Cuzieu, descendant de l’Echevin de Lyon Blaise Denis. De cette union, naitront trois enfants, Charles-Robert, Hector et Athénaïs. Seule Athénaïs qui épousera plus tard le chevalier de Saint-Thomas, aura une descendance pérenne.
1794
L’unique frère de Victoire, Antoine Gabriel d’Affaux, marquis de Glattas, condamné à mort par le tribunal révolutionnaire, est mitraillé en plaine des Brotteaux le 1er février 1794, tandis que ses collections d’art sont pillées et son hôtel particulier place Bellecour démoli sur ordre des représentants de la Convention. Victoire d’Affaux, dame-baronne de Saint-Lager et de Cuzieu, dernière descendante, survit malgré tout aux troubles révolutionnaires et s’installe définitivement au milieu de ses vignes à Saint-Lager, commune dont son mari, le colonel-baron Ovide de Cuzieu, sera maire pendant plus de 30 ans jusqu’en 1848.
1825
Victoire d’Affaux de Glattas s’éteint dans son château au pied du Mont-Brouilly le 20 septembre 1825. Son testament mystique privilégie son fils ainé Charles-Robert de Cuzieu au détriment de sa fille Athénaïs de Saint-Thomas. Saint-Cyrien marqué par les guerres de l’Empire, il préfère s’adonner à la peinture des châteaux et paysages du Beaujolais plutôt qu’à la culture de la vigne.
1852
Valentine Périer naît le 12 septembre 1852 à Thizy dans le Rhône aux confins du lyonnais, du Beaujolais et du Forez. Issue d’une famille de tisserands et de banquiers, elle épousera en 1871 Gustave Champalle, industriel en cotonnades et futur maire de Thizy. Maman-Valentine ainsi que l’appelera plus tard sa petite-fille Simone Grosse-Dumas de Vaulx, fera rentrer dans la famille la culture industrielle et l’amour des belles étoffes. La Cuvée Valentine lui est dédiée.
1886
Le 24 décembre 1886, Ovidie de Cuzieu, petite-fille de Victoire, décède à Francheville sans descendance et lègue une partie de sa fortune au Hospices Civils de Lyon. Après de nombreux tracas judiciaires, son cousin-germain Ludovic de Saint-Thomas hérite des vignobles de la baronnie de Saint-Lager. Sa veuve lui survit jusqu’en 1935. Ravagés par le phylloxera, gérés avec peine, les vignobles s’étiolent.
1940
Robert Dumas de Vaulx de Cuzieu, héritier en 1935 des domaines à la mort de sa grand-tante de Saint-Thomas, meurt tragiquement au printemps 40 sans descendance. Son frère Gérard Dumas de Vaulx, pilote de courses automobiles sur Amilcar, Delage et Bugatti, hérite du titre de baron. Les dernières vendanges se déroulent en septembre 1940 et les domaines de Saint-Lager sont cédés à la société de négoce des frères Pasquier-Desvignes. L’histoire des crus de Brouilly prend à jamais une nouvelle orientation portée après-guerre par le renouveau et le dynamisme du Beaujolais.
1972
Le Docteur Pascal-Suisse s’installe à Fleurie au nord du Beaujolais et passionné d’œnologie, reconstitue patiemment année après année un domaine avec des parcelles choisies de Bourgogne Blanc, Fleurie, Saint-Amour et Moulin-à-Vent.
1997
La fille du Docteur Pascal-Suisse épouse à Saint-Lager le 5 avril 1997 le petit-fils de Gérard Dumas de Vaulx, le dernier descendant de Victoire, et de Simone Grosse, la petite-fille de Valentine et fille de l’industriel en cotonnades Émile Grosse, fabricant des fameux tissus Vichy.
2021
Gauthier Rebillard d’Affaux hérite de sa grand-mère Micheline, dernière baronne de Saint-Lager, décédée le 31 décembre 2020, des sceaux, titres et archives privées de sa famille depuis 1691. Gauthier remembre à son tour des vignes en Vierre-Manin à Romanèche-Thorins. Suivront les vignes des Perrelles et des Greneriers, toutes en cru Moulin-à-Vent.